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Feuilles d'automne

Planète Terre

Vivre en paix

Les noms étrangers ont une musique

Jeudi 23 mars 2017, modifié le 2 avril - Feuilles venues d'ailleurs

Prononciation de 7 langues
2 romans : La lumière de la nuit, Higashino Keigo et Imago, Eva-Marie Liffner

Difficile de retenir les noms des personnages de romans nordiques, chinois, japonais ? Pas du tout ! Si on pense que c'est difficile, alors on glisse sur ces noms bizarres, on zappe et on oublie. Normal.

Lire les noms étrangers, c'est facile si vous pensez qu'ils ont une musique particulière à chaque pays. Du coup, vous prenez plaisir à les lire avec un début de prononciation correcte. Vous n'allez pas en Chine ou en Finlande, vous voulez simplement lire et retenir. Pour cela, il suffit de quelques règles simples.

La musique des mots vous aide à oublier la France. Au plaisir de lire les noms étrangers avec une musique des mots, pour mieux retenir les personnages, vous ajoutez celui de lire les noms de lieux, de montagnes, de rivières, en vous plongeant dans une autre réalité. Votre curiosité et votre intérêt pour ces mondes différents augmentent. Vous vous immergez un peu plus dans la narration.

La musique des noms, montage photos

Je vous propose d'essayer avec un roman de 742 pages, de Higashino Keigo.

La lumière de la nuit

Higashino Keigo, 1999, Actes Sud 2015 (Babel noir)

A la suite d'un assassinat et de 2 accidents mortels, l'enquête piétine puis est classée. Le temps passe, 2 enfants grandissent, les gens vieillissent...

Cette histoire policière se déroule sur 19 ans (d'octobre 1973 à décembre 1992) avec 40 personnages principaux, dont 14 victimes (9 morts, des agressions et manipulations).

Construction époustouflante. Les astucieux rappels tout au long de la narration permettent de suivre, alors que l'enquête avance sans se répéter. Excellentes chutes de fin de chapitres. Higashino Keigo distille l'info de manière surprenante en maintenant le mystère.

D'autres livres, d'autres pays : Ces romans en noir et blanc dans un monde en couleurs

Imago

Eva-Marie Liffner, 2003, Payot & Rivages 2010

Le dimanche 2 avril 2017, j'ajoute un roman et une langue, le danois.

En effet, si l'auteure est suédoise, l'histoire se déroule au Danemark. Esmé Olsen, fascinée par les vieux documents oubliés, se lance, en Chevrolet Impala de 1958, dans un voyage à travers le temps et l'espace, en compagnie d'un chien perdu (Terror) et d'un homme bougon (Morgensen). Au fil du texte, 3 époques, 2000, 1938 (un cadavre) et 1864 (la guerre), se superposent, avec des lieux, Copenhague et le Sud du Jutland : Graensebyen, Dybbøl. Souvenirs d'enfance du personnage, évocations d'histoire du Danemark factuelle et imaginée.

Descriptions très sensorielles. Apartés et réflexions pleines d'humour. Une curiosité malicieuse communicative. Très beau style évocateur des paysages, de l'atmosphère, de l'ambiance du lieu et du moment. Belle construction, tout s'enchaîne merveilleusement. Un côté conte fantastique.

Règles communes aux 7 langues

Je ne vous explique pas comment parler chinois dans une rue de Shanghai, suédois à Kiruna ou japonais à Osaka. Ce sont juste quelques règles simples pour ajouter une musique d'ambiance aux mots que vous lisez.

Islande - Norvège - Suède - Finlande - Danemark - Chine - Japon

Japon

Prolonger les lettres surlignées, comme ō ou ū.

Pour lire le japonais, en simplifiant :

Norvège

Les consonnes doublées sont prolongées. Le h est aspiré, le e se prononce plutôt e à la fin.

Pour lire le norvégien, en simplifiant :

Finlande

Le finnois se lit comme il s'écrit, avec quelques particularités. Les consonnes doublées se répètent, les voyelles doublées sont prolongées.

Pour lire le finnois, en simplifiant :

Suède

Pour lire le suédois, en simplifiant beaucoup :

Danemark

Pour lire le danois, en simplifiant beaucoup :

Chine

Pour lire le chinois, en simplifiant :

Islande

Pour lire l'islandais, en simplifiant :

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