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Feuilles d'automne

Planète Terre

Vivre en paix

L'organisation des nations écologiques

Samedi 10 février 2018 - Que dit Sophie aujourd'hui ?

Depuis 1905 la France est un état laïc. Mais le capitalisme, religion planétaire, est devenu religion d'état, indéboulonnable, inaltérable, sacro-sainte religion qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres, avec ses dieux et déesses qui ont des états d'âme, Economie, Marchés, Bourse. Béatement, les opinions publiques vont écouter les cloches, tous les jours, à la grand-messe de Pâques.

1789, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. 1948 à Paris, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies :

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. (Préambule)

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux. (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme)

Regards sur le monde, collage Jacques Bouchut

Regards sur le monde, 9 février 2018, collage Jacques Bouchut

Concrètement, en 2018, 70 ans plus tard, on ne peut que constater le spectacle terrifiant de la faillite d'une économie capitaliste libérale dépassée (mais, notez bien, on n'a pas le choix, on ne peut pas faire autrement), au stade pillage et saccage de la planète, avec tous ces gens qui ne savent pas où aller, qui n'ont pas de maison, qui n'ont pas de revenu pour vivre normalement, tous ces blessés, tous ces morts. Ne parlons pas de sentiment d'inexistence conséquence du mépris, de l'exclusion, de la haine subies, pour nombre de gens il s'agit juste d'exister physiquement, de survie.

Une société organisée sur la base de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par l'ONU, l'idée semble totalement irréaliste : avant de mettre tout le monde d'accord... Pourtant, sauf erreur de ma part, c'est la même Bourse qui opère tous les jours dans le monde entier, avec les mêmes règles pour tout le monde. Tous les jours la Bourse met en péril l'économie, par le jeu d'algorithmes mécaniques, inexorables, des calculs informatiques à une vitesse inimaginable, incontrôlables. Comment les nations sont-elles arrivées à un accord aussi stupide ?

L'Union européenne est née en 1950, quand 6 pays se sont mis d'accord, sans s'occuper de savoir si les autres pays européens partageaient leur rêve. En 1973, ils étaient 9. Depuis 2013, l'UE compte 28 États membres et une monnaie unique, l'Euro, depuis 1999.

Quand des pays de l'ONU décideront-ils de se mettre d'accord sur des règles communes afin de commencer à construire une société basée sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ? Combien seront-ils au début, avant que le rêve de quelques-uns devienne ambition commune ? Il faudra bien commencer un jour si on veut sortir de la barbarie, de l'horreur et du naufrage final : l'Histoire nous enseigne que pillages, saccages et massacres ne durent qu'un temps. Le temps d'un gâchis épouvantable en vies humaines et destructions.

Les espèces animales et végétales disparaissent, en attendant la disparition des êtres humains, c'est pour demain, alimentation industrielle, maisons polluées, environnement. La Terre est devenue une vaste poubelle. La fréquence des catastrophes climatiques s'accélère. Mais il y a des gens qui déclarent qu'on finira bien par trouver une autre planète à saccager, détruire, anéantir. Aucun souci.

7 milliards et plus d'êtres humains pourraient peser sur les décisions politiques, par le jeu des opinions publiques. Mais les querelles entre adeptes d'idéologies obsolètes, les confrontations meurtrières entre croyants, les vains combats d'idées dépassées, en déni de réalité continuent comme s'il s'agissait de savoir qui doit essuyer la vaisselle ou qui doit passer l'aspirateur.

A ce stade, on ne sait plus si c'est effrayant, atterrant, comique, diabolique.

Depuis plusieurs dizaines d'années, à chaque vague de licenciements on entend dire : Notre entreprise fait des bénéfices et nous met à la rue, ce n'est pas juste. Comme si l'objectif des actionnaires des grandes sociétés, à l'international comme on dit bêtement (sociétés traditionnelles ancestrales de génération en génération ?), comme si l'objectif des actionnaires était d'assurer une existence convenable aux salariés des entreprises. Mais de quel catéchisme ces pauvres gens tirent-ils l'idée que le capitalisme a pour objectif le bonheur des êtres humains ? Les salariés ? Mais les entreprises elles-mêmes, les états, n'ont aucune autre valeur que bancaire pour les dirigeants et actionnaires des sociétés financières. Des machins qu'on pille, qu'on vend, qu'on jette.

Le capital, le chiffre d'affaires, les bénéfices, les immobilisations, les amortissements, les plus-values, les pertes et profits, les actions, les cotations, l'argent, les emprunts, les dettes, la banque, les affaires, les biens, les possessions, le patrimoine, la richesse, le pouvoir. Le fric.

L'être humain ?

Ouh ouh ? Il y a quelqu'un ?

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