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Feuilles d'automne

Planète Terre

Vivre en paix

La musique de l'univers enfin révélée

Lundi 3 juillet 2017 - Landes et Forêts

Depuis 1995, quand on a découvert la première exoplanète, on compte environ 4000 planètes gravitant autour d'autres étoiles que notre soleil. Sachant que plus de 95% de l'Univers n'est pas observable, car hors de portée de nos télescopes, on imagine facilement que la Terre n'est pas le centre du monde.

Nous connaissons maintenant l'histoire de notre Univers né du Big Bang, qui n'est pas une explosion, comme le mot le laisse entendre. En réalité, l'Univers s'est déployé à partir de matière et d'énergie extrêmement condensées, qui ont donné les premières particules, puis les étoiles et tout le cinéma (à noter que la projection a été obscure pendant les 380 000 premières années de nos 13,8 ou 12,8 milliards d'années). Si le satellite européen Planck, entre 2009 et 2013, a confirmé la datation des différentes étapes de la création de l'Univers en expansion, nous sommes loin d'avoir résolu tous les mystères.

Et justement, une nouvelle hypothèse, issue de la théorie mathématique des cordes à sauter, part de l'idée que l'Univers procède par rebonds successifs, avec une infinité de Big Bouces : l'Univers se condense jusqu'à la taille d'un atome puis se dilate extrêmement rapidement et se construit en passant par une phase d'inflation, avant de se rétracter à nouveau. Comme une respiration éternelle.

Mais cette théorie d'un monde sans Dieu, qui se construit et se détruit tout seul, vient de s'écrouler. En effet, un chercheur a réinterprété, avec le support de la théorie de la gravitation quantique à boucles d'oreilles, un étrange message sonore recueilli par le satellite européen Planck.

A écouter de préférence avec un casque ou de bonnes enceintes, pour saisir l'émouvante beauté de cette musique de l'Univers.

Ce message à peine audible (ici très amplifiée) se termine avec 7 rebonds. Sans aucun doute possible, on reconnaît le fond diffus cosmologique et 7 Big Bouces : la parole de Dieu presque effacée, sur fond de musique des anges, suivie de l'écho parlant du monde créé en 7 jours, ou de 7 mondes créés en une seule fois. Chaque fois.

De quoi laisser perplexe. D'autant plus que des voix murmurent, dans l'ombre des cathédrales, qu'il pourrait bien y avoir non pas 7 mondes, mais 14, voir 49. Un théologien, excommunié 7 fois et qui souhaite rester anonyme, se demande si 777 ne serait pas le chiffre de Dieu et s'il ne faudrait pas réécrire la Genèse en langage mathématique. Mais Giordano Bruno, au 16e siècle, affirmait que l'infini du monde et l'infinité des mondes n'appartenaient plus à Dieu. Alors...

Le plus fantastique, c'est qu'on peut facilement passer d'un Univers à l'autre. En effet, selon le célèbre physicien britannique Stephen Hawking, il suffit de franchir un trou noir, qui est une sorte de tunnel entre deux mondes. Cependant, il règne de telles forces à l'intérieur d'un trou noir, qu'on a 10 à la puissance 777 chances d'y perdre son âme. Pour Stephen Hawking, c'est une certitude (0 multiplié par tout ce qu'on veut = 0, c'est nul).

Alors, avec ou sans anneaux de transfert, rejoindre le Paradis de l'autre côté, ce n'est pas gagné.

La musique de l'Univers : Jacques Bouchut (saxo ténor)

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