Bonjour Jaume. Je me présente : Mujea. On dit "muji" car mon vrai prénom, c'est Mujee. Toi Jaume, c'est Jacques en provençal, n'est-ce pas ?

Bon, Jaume, on dirait que tu t'es complètement perdu dans tes généalogies cinéphiles. Et ton cinéma des familles n'est absolument pas crédible : tu veux nous faire croire que tu as des liens de parenté avec tous ces réalisateurs ? et qu'ils appartiennent tous à la même famille ? Tu rêves.

J'ai plutôt l'impression que tu as imaginé un jeu dont le principe est simple : derrière le prénom d'un personnage de cinéma, associé au nom d'un réalisateur, tu as caché un acteur ou une actrice et un titre de film. Par exemple Mabel Cassavetes, c'est Gena Rowlands (Mabel) dans Une femme sous influence de John Cassavetes. Tu l'as mise en couple avec Peter Wenders, Peter Falk (Peter) dans Les Ailes du désir de Wim Wenders. N'est-ce pas, Jaume ?

En imaginant une nouvelle vie à des personnages de films, tu pensais peut-être créer une grande famille cinéma.. Mais un premier constat s'impose : il y a bien trop de réalisateurs et de personnages de films que tu n'as pas évoqués.

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La rivière sans retour d'Otto Preminger : Tommy Retig (Mark Calder) et Robert Mitchum (Mat Calder)

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Yul Brinner (Chris) dans Les sept mercenaires de John Sturges

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Roman Polanski (Alfred) dans son film Le bal des vampires

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2001 Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick : l'ordinateur Hal n'obéit plus aux ordres de David Bowman (joué par Keir Dullea).

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Frances Mc Dormand (Marge) dans Fargo des Frères Cohen

De mon point de vue, Jaume, tu as oublié bien d'autres réalisateurs et personnages de films.

Cependant, je reconnais, que tu ne manques pas d'imagination : si j'ai bien compté, ta nouvelle famille cinéma, sur 5 générations, comprend 44 réalisateurs, 76 films, 100 actrices ou acteurs. Et ta généalogie délirante est probablement beaucoup plus importante.

A présent, parlons un peu cinéma, le vrai, celui avec des films projetés dans des salles ou diffusés à la télé, ou encore enregistré sur des DVD pour les riches qui disposent d'un home cinéma.

Commençons par ton cinéma des familles, hyper simple à démasquer. Comme au cinéma il y a toujours des couples mythiques, alors, tu as créé des couples à partir de 2 personnages provenant de 2 films différents. Curieux rapprochements, soit dit en passant.

A présent, hi, hi, hi... voici les vrais films, les vrais personnages démasqués grâce à moi, Mujea, ah, ah, ah... sans me vanter, hé, hé, hé... Et j'ajoute 63 images de films.

Le cinéma des familles

Brenda Adlon et Ben Lucas

Dans Nécrologie caritative Jaume, tu as écrit :

Eh bien figurez-vous que, tout à fait par hasard, j'étais tombé sur un article du International Herald Tribune du 24 janvier 1973 : La fondation Un café littéraire à Bagdad a perdu sa fondatrice.

L'article déplore la disparition de Brenda Adlon, encensée comme une figure remarquable de l'altruisme américain (aid with God's help), jusque-là ça ne me disait rien, femme du célèbre universitaire (famous name) Ben Lucas, et là ça a fait tilt ! je me suis dit, si ça se trouve, c'est le grand-père de Leia, la femme de mon cousin Tom. Du coup j'ai poursuivi ma lecture, curieux d'en savoir plus sur cette branche éloignée (far West) de ma famille.

D'après le Herald, Brenda avait connu des temps difficiles avant de rencontrer Ben et de l'épouser. D'autres sources la dépeignent comme une Citizen Brenda à la fois entreprenante et effacée, une fille qui n'avait jamais eu peur de remonter les manches et de se jeter dans le jeu de la vie (struggle for life). De galère en affaires (business), elle avait fini par se retrouver à la tête d'une chaîne d'hôtels internationaux dont j'ai oublié le nom, car curieusement, l'objet du panégyrique du Herald était cette fondation caritative (une école pour filles et une bibliothèque à Bagdad, Irak).

On apprend au passage que Ben Lucas, décédé quelques années plus tôt, était non seulement un professeur honoré en sociologie comportementale (Force with you), mais également un homme chaleureux, qui avait lutté en Europe contre le nazisme, puis aux Etats-Unis contre le maccartisme et la guerre du Vietnam à la fin de sa vie.

Trop facile, Jaume.

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CCH Pounder dans Bagdad café de Percy Adlon

Alec Guinness dans La guerre des étoiles de George Lucas

Brenda Adlon et Ben Lucas : il s'agit de CCH Pounder (Brenda, la gérante survoltée du motel en plein désert) dans Bagdad café et Alec Guinness (Ben Obi-Wan Kenobi) dans La guerre des étoiles.

Autant Ben Kenobi maîtrise et canalise la Force tranquille, de façon constructive, autant Brenda est une tornade folle qui détruit tout sur son passage. Mais finalement elle se révèle aussi combative que Ben et, avec l'aide de Jasmin, beaucoup plus créative. Magie, magie...

Alors Jaume, je dirais que ça peut marcher pour un couple mythique.

Constance Altman et Luke Lucas

Dans Du côté de mon cousin américain Jaume, tu as écrit :

Du côté de la mère de Leia, lorsqu'elle a épousé Luke Lucas, Constance Altman dirigeait un casino à Las Vegas (Hell of gambling and prostitution). Luke était alors militaire, engagé dans les forces spéciales de l'US Navy. Par conséquent, il a dû participer au débarquement en Normandie en 1944, mais je n'en n'ai pas trouvé confirmation. Un article du Harper's Magazine encourageait alors à lutter contre les forces du Mal et à libérer la princesse Europa (destroy evil, freedom for everybody and back home).

Dans Famille retrouvée, éh éh éh tu ne nous apprends pas grand chose :

Leia Lucas de son côté (la femme de Tom) est la fille de Luke et Constance Altman.

Manifestement Jaume, tu as manqué d'infos (ou d'imagination ?) concernant Constance Altman. Et c'est dommage.

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Julie Christie dans John McCabe de Robert Altman

Mark Hamill dans La guerre des étoiles de George Lucas

Constance Altman et Luke Lucas : il s'agit de Julie Christie (Constance Miller, qui aide John McCabe à développer ses affaires) dans John McCabe et Mark Hamill (Luke Skywalker, qui vole au secours de la princesse Leia) dans La guerre des étoiles.

Constance Miller, débarque un jour pour proposer à John McCabe de transformer sa minable maison de passe en un bordel de luxe. Attirés l'un par l'autre, ils s'associent et les affaires prospèrent. Mais c'est sans compter sur la convoitise d'une puissante compagnie minière qui a délégué ses tueurs...

Luke Skywalker, ayant appris par un hologramme la détresse de la princesse Leia à la tête d'une révolte galactique, vole à son secours, avec l'aide des 2 droïdes C-3PO et R2-D2, ainsi que celle du vieil ermite Obi-Wan Kenobi. Mais le sinistre Dark Vador fait un usage criminel de la Force...

Constance et Luke ? pourquoi pas, Jaume. Bien que Luke me semble un peu jeune pour Constance !

Morgane Boorman et Norman Hitchcock

Dans Le paradis ? c'est quoi cette connerie Jaume, tu as écrit :

Norman était déjà marié à Morgane Boorman, une fille complètement jetée, mais pas plus que lui qui a fini sa vie en prison pour meurtres.

Dans La dernière séance tu ajoutes que :

D’après Marthe, Norman est devenu complètement cinglé à la mort de Morgane Boorman. Mais il était déjà fêlé lorsque cette fille et lui ont décidé de vivre ensemble : elle passait des nuits horrifiques en incantations et fumigations maléfiques, espérant traquer ses ennemis imaginaires, en leur jetant des sorts à l’aide de poupées vaudous transpercées d’aiguilles à tricoter. Norman, ça le faisait rire.

Un jour, sa fée Morgane, comme il l’appelait, est morte d’une overdose de bave de crapaud accoucheur (ils n’avaient jamais pu avoir d’enfants). Alors là, Norman a pété les plombs une fois pour toutes. Sa famille horrifiée n’a découvert sa vie cachée qu’après son suicide, en pénétrant dans leur chambre conjugale transformée en temple funéraire, où trônait, telle une reine, la dépouille de sa défunte, lacérée de coups de couteau et embaumée. D’après la police, Norman serait mort noyé sous la douche, ce qui semble peu crédible.

Là encore, bravo Jaume, rien à dire : dans l'horreur, je marche.

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Helen Mirren dans Excalibur de John Boorman

Anthony Perkins dans Psychose d'Alfred Hitchcock

Morgane Boorman et Norman Hitchcock : bien évidemment, il s'agit de Helen Mirren (Morgane, la soeur d'Arthur) dans Excalibur et Anthony Perkins (Norman Bates, le patron du Bates motel) dans Psychose.

Quand Norman, déguisé en sa mère morte (:-)), se contente de poignarder les gens sous la douche ou ailleurs, Morgane fait appel à la magie et à son fils Mordred, qu'elle a eu de son frère Arthur, pour le truicider dans les règles de la chevalerie. Autant Psychose fout la trouille, autant Excalibur est un enchantement visuel.

Excellent choix, Jaume, pour ton couple de cinglés ! mythique ? j'adore.

Ella Cimino et Martin Coppola

Dans Comme au cinéma Jaume, tu as écrit :

Ella Cimino était une femme énergique au caractère très marqué. Il fallait filer, vite et sans rouspéter. Nous bien sûr, mais son mari aussi, Martin Coppola. Pour autant, je la trouvais super. Ni commandant, ni tyrannique comme on aurait pu le craindre. Bien au contraire, on était attiré par sa présence et il semblait qu'on obéissait à des ordres non donnés ou du moins consentis par avance, que tout ce que l'on faisait était logique, juste, simplement ce qui convenait à la bonne marche des choses. Les corvées habituelles devenaient un jeu. J'adorais la compagnie d'Ella, que je me remémore avec un grand plaisir. Mais là encore, je me rends compte de ma fascination, comme au cinéma, vous avez vu le film et vous ne savez pas quoi dire : par où pourriez-vous commencer. Expliquer, vous voulez rire : expliquer quoi ? Expliquer le plaisir que vous avez d'être en présence de quelqu'un. Vous savez expliquer l'amour, vous ?

D'autre part, dans Le paradis ? c'est quoi cette connerie tu ajoutes que :

Du côté paternel, le grand-père Martin Coppola était un ancien du Vietnam. Il n'en parlait jamais, sauf pour dire : On ne peut pas imaginer l'enfer sur Terre. Moi j'ai vécu l'apocalypse. Ella et lui étaient faits pour vivre ensemble : elle aussi était loin d'avoir connu le paradis, mais parlait peu de sa vie passée. Il semblerait qu'elle ait été prostituée avant de connaître Martin et qu'elle ait vécu des événements terribles, un autre tremblement meurtrier d'Histoire.

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Kris Kristofferson (James Averill) et Isabelle Huppert dans La porte du paradis de Michael Cimino

Martin Sheen dans Apocalypse now de Francis Ford Coppola

Ella Cimino et Martin Coppola : bien évidemment, il s'agit de Isabelle Huppert (Ella Watson, qui lutte avec James Averill en faveur des immigrants venus d'Europe de l'Est, pourchassés par l'association des éleveurs) dans La porte du paradis et Martin Sheen (le capitaine Villard à la recherche du colonel Kurtz dans la jungle de la guerre du Vietnam) dans Apocalypse now.

Concernant Ella, je précise qu'elle a été partagée entre James, le shérif, et Nate, le tueur pour le compte des éleveurs. Pour ma part, excuse-moi Jaume, je ne vois pas le rapport entre Ella et le capitaine Villard.

Mich Cimino

Dans Le paradis ? c'est quoi cette connerie Jaume, tu as écrit :

Mich Cimino s'est suicidé jeune, dans des circonstances obscures. Enfer de la drogue et du jeu ? Tout ce qu'on sait vraiment, c'est qu'il n'est jamais revenu du Vietnam.

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Christopher Walken dans Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino

Mich Cimino : c'est un peu mince, Jaume. On devinera qu'il s'agit de Christopher Walken (Mich, prisonnier pendant la guerre du Vietnam, drogué au jeu de la mort, il est resté à Saigon, quand ses potes sont rentrés à la maison (home)) dans Voyage au bout de l'enfer.

Isabeau Donner et Claude Resnais

Dans Amour, divorce et consolation Jaume, tu as écrit :

Pour Margot, le seul mariage réussi dans la famille (sa famille, je précise) était celui de son cousin Claude (cousin par sa mère Delphine Resnais), qui avait épousé Isabeau Donner. Elle n'avait à la bouche que des mots d'admiration pour Claude et Isabeau, à se demander jusqu'où allait sa vénération pour son cousin. Ah ! l'amour... disait-elle. Et puis plus rien. Silence. L'amour....

Là encore Jaume, tu n'indiques pas grand chose. On se demande l'intérêt de tes longues et fastidieuses recherches généalogiques.

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Michelle Pfeiffer dans LadyHawke de Richard Donner

Claude Rich dans Je t'aime, je t'aime d'Alain Renais

Isabeau Donner et Claude Resnais : avec beaucoup d'imagination on dira que c'est Michelle Pfeiffer (Isabeau, faucon le jour tandis que Etienne devient loup la nuit) dans LadyHawke et Claude Rich (Claude Ridder, qui retourne dans le passé, auprès de sa femme Catrine, pas Cathrine, je précise pour les fous amoureux de l'orthographe) dans Je t'aime, je t'aime.

Isabeau est un merveilleux personnage féminin enchâssé dans une métaphore très émouvante : elle ne peut rencontrer son amoureux à cause d'un mauvais sort qui la transforme en faucon le jour quand il devient loup la nuit. De son côté, grâce à une machinerie Claude part dans le passé à la rencontre de sa femme Catrine, décédée.

Isabeau et Claude, j'aime bien ton couple mythique, Jaume, à condition d'en dire un peu plus.

Donald Fellini et Margot Duras puis Christina Egoyan

Dans Amour, divorce et consolation Jaume, tu as écrit :

Dans la famille, personne n'a jamais appelé Marguerite ma grand-mère paternelle. Margot Duras avait d'abord été mariée avec Donald Fellini avant d'épouser mon grand-père Siméon. Mais d'après ma grand-mère, Donald était un très beau jeune homme qui ne pensait qu'à baiser selon son expression. Alors un jour, Margot en a eu assez de ses mensonges et elle a demandé le divorce. Ce qu'elle a obtenu très facilement, à sa grande consternation : en effet, Donald était bien trop content de retrouver sa liberté pour épouser Christina Egoyan, une parfaite salope (je cite). Je n'ai jamais su si ma grand-mère était inconsolable de la perte de son grand baiseur de premier mari ou si elle avait gardé une rancune tenace. Et souvent, je l'ai entendue brandir son divorce comme une menace sournoise et ambigüe : Fallait-il se méfier du sexe ou au contraire la vie n'était-elle pas une lutte impitoyable pour s'envoyer en l'air ? Dans ces circonstances, je pensais à mon grand-père (que je n'ai pas connu) avec perplexité.

Dans La sainte famille au nom du père et les généalogies trompeuses tu expliques :

Margot se souvient de ce grand amour de Venise dans les canaux déserts. Le labyrinthe des ruelles obscures, les passages secrets, les chambres dérobées, violence des corps et jeux du sexe. Ce plaisir frappé d'interdit, parenthèse effrontée au coeur de la banalité, émotion, excitation, ivresse, Margot se livre aux jeux sensuels de son grand baiseur, comme elle dira plus tard.

Margot et Siméon logeaient pour les vacances dans la même pension que Donald et Christina. Etait-ce un pur hasard, comme aurait dit ma grand-mère ? Margot Duras et Donald Fellini firent connaissance, tombèrent amoureux, et ma grand-mère, enceinte de quelqu'un d'autre que son mari, a écrit au dos de la photographie : Gondolier de mon coeur, mon amour à Venise, qui s'en fut par les eaux bleus du Grand Canal jusqu'à la mer des soupirs. Ce qui laisse supposer que Donald l'a quittée dès leur retour d'Italie...

Bon, d'une part c'est un peu court (jeune homme) sur Christina, d'autre part concernant Margot, L'amant c'est un roman, pas un film !

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Donald Sutherland dans Casanova de Federico Fellini

Mia Kirshner et Bruce Greenwood (Francis) dans Exotica de Atom Egoyan

Donald Fellini et Margot Duras puis Christina Egoyan : on aura deviné Donald Sutherland (Casanova) dans Casanova, marié avec Marguerite Duras de India song, puis en couple avec Mia Kirshner (Christina, la fille qui se dénude dans la boite de nuit) dans Exotica. Enfin, tu me comprends, je parle des couples de personnages, pas des acteurs.

J'aime assez le choix d'India song. En fait ici tu évoques plutôt Son nom de Venise dans Calcutta désert, un film rasoir au possible, soit dit en passant. Est-ce qu'on pourrait voir dans tes rapprochements une impuissance des personnages : Casanova qui n'arrive à jouir qu'avec un automate, Christina et, disons, Margot, prisonnières de leur passé ? Ou bien est-que ce sont 3 personnages qui se dénudent ?

Allez, je vote pour un trio mythique.

Vivian Hawks et Pierre Rohmer

Dans La sainte famille au nom du père et les généalogies trompeuses Jaume, tu as écrit :

Histoire brève, conte de fées, Vivian est retombée dans les bras de son ancien amant. Couple qui se défait, accord tacite, tandis que Pierre Rohmer baratinait les jeunes filles à la plage, son épouse Vivian Hawks passait les nuits à boire et s'endetter au Casino. C'est là, dans la fumée des cigarettes, entre 2 verres de whisky, qu'elle a retrouvé Rick Curtiz. Par hasard. Il ne lui a pas pardonné de l'avoir largué. Ils se reniflent, provocation, reproches, attirance irrépressible. Emportées dans une danse d'amour fou, les marionnettes de leur rêve déçu.

En fait, il y a interférence avec Casablanca de Michael Curtiz : Vivian se confond en partie avec Ilsa jouée par Ingrid Bergman. J'aime bien, Jaume. Enfin, je veux dire, Jaume, j'aime bien ton billet.

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Humphrey Bogart (Philip Marlowe) et Lauren Bacall dans Le grand sommeil de Howard Hawks

Pascal Greggory et Arielle Dombasle (Marion) dans Pauline à la plage d'Eric Rohmer

Vivian Hawks et Pierre Rohmer : tout le monde aura reconnu Lauren Bacall (Vivian Sternwood, tenue par des dettes de jeu) dans Le grand sommeil et Pascal Greggory (Pierre, toujours amoureux de Marion, séduite par Henri...) dans Pauline à la plage. Facile.

Ceci dit, je ne vois pas du tout le rapport entre Vivian et Pierre. Ah siiiiii... l'amououour... Bon. Peut-être un peu court. On dira quand même que Pierre, toujours amoureux de Marion, jaloux d'Henri le séducteur volage, est très manipulateur, puisqu'il induit Pauline en erreur. Et ça je n'ai pas aimé du tout. Mais pas du tout ! Pauline, si gentille.

Pamela Hitchcock et Larry Coppola

Dans Le paradis ? c'est quoi cette connerie Jaume, tu as écrit :

Pamela Hitchcock et Larry Coppola se seraient connus dans les services secrets. C'est ce que dit Marthe. Elle dit se souvenir de conversations qu'elle a entendues, enfant, quand elle était cachée sous les marches de l'escalier. Je me demande si elle n'exagère pas un rêve d'enfant cherchant à s'inventer une vie exceptionnelle pour impressionner les garçons. Allez savoir. D'après Marthe, ses parents auraient bravé la mort, sa mère en démantelant un réseau d'espions en Ecosse, et son père en faisant des écoutes pour la CIA.

Oui... facile. Mais tu ne t'es pas foulé, Jaume, tu aurais pu développer.

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Madeleine Carroll dans Les 39 marches d'Alfred Hitchcock

Gene Hackman dans Conversation secrète de Francis Ford Coppola

Pamela Hitchcock et Larry Coppola : il s'agit bien sûr de Madeleine Carroll (Pamela, la jeune femme en Ecosse qui se retrouve enchaînée à Richard Hannay) dans Les 39 marches et Gene Hackman (Larry, qui enregistre les gens à leur insu) dans Conversation secrète.

Richard rencontre par hasard une fille à la sortie d'un théâtre, qui se fait assassiner. Il fuit en Ecosse où il se retrouve menotté à une autre fille avec qui il finit par dévoiler une affaire d'espionnage. Tout Hitchcock : on passe d'une séquence à l'autre sans avoir le temps de relever les invraisemblances. Petite précision, ce chef d'oeuvre de suspense et d'humour date de 1935. En noir et blanc, bien évidemment. Quand on voit ce qu'on voit à notre époque, certains films en couleur insupportablement emmerdants, filmés par un cameraman surexité et découpés à la hache... Du côté de Larry, ça commence un peu comme Blow-up, une recherche de vérité au-delà des apparences des images ou des sons, et Larry, pourtant expert de la prise de son à l'insu des gens, se retrouve piégé.

L'un réussit quand l'autre échoue. Bon d'accord, on dira que ce sont 2 histoires d'espionnage.

Yolande Klapish et Travis Wenders

Dans Du côté de mon cousin américain Jaume, tu as écrit :

Travis Wenders semble sorti de nulle part : en dehors des dates de naissance, de mariage et divorce avec Yolande Klapish, on ne trouve aucune information sur Travis, ni d'où il vient, ni sa profession ou ses activités, rien...

Dans Famille retrouvée, éh éh éh tu ajoutes : Ils ont eu un fils, Travis (vous me suivez ?), lequel épousant Yolande Klapish est devenu le père de Tom.

Et puis Jaume, tu dis aussi : En effet, concernant Yolande (la femme de Travis), l'acte de mariage la donne fille de Djamel Klapish et Céline Rivette.

Alors là, bravo : allez vous faire une idée avec ça !... Là encore, Jaume, tu ne dis pas grand chose.

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Catherine Frot dans Un air de famille de Cédric Klapish

Harry Dean Stanton dans Paris Texas de Wim Wenders

Yolande Klapish et Travis Wenders : on peut supposer qu'il s'agit de Catherine Frot (Yolande, gaffeuse et pas si cruche qu'elle en a l'air : sous le regard du serveur du café, la famille Ménard fête les 35 ans de Yolande, femme du fils cadet) dans Un air de famille et Harry Dean Stanton (Travis, père de Hunter, qui part à la recherche de Jane) dans Paris Texas.

Après 4 ans d'absence, Travis sort petit à petit du mutisme et réapprend à vivre. Avec son fils Hunter, il part à la recherche de la mère de l'enfant, la femme avec qui il vivait avant un terrible accident (l'incendie de la caravane). De son côté Yolande, femme soumise, se réveille à l'occasion d'un règlement de compte familial.

Julie Kieslowski et Amadeus Forman

Dans L'étrange histoire des 3 soeurs Kieslowski Jaume, tu as écrit :

Julie Kieslowski, Tante Julie, avait survécu à un accident de la route qui avait coûté la vie de son mari Amadeus Forman. Julie était compositeur et sa musique avait été enregistrée par le label Blue Note. Mais après ce tragique événement, elle avait cessé toute activité, disparaissant du jour au lendemain avec son fils Jack. Quand elle était enfin arrivée à sortir de son désespoir, longtemps après l'accident, elle avait continué le concerto inachevé de son mari, L'Enchantement de l'Europe.

Et Mozart, Jaume, tu n'en dis rien !... le rire de Mozart...

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Juliette Binoche dans Bleu de Krzysztof Kieslowski

Tom Hulce dans Amadeus de Milos Forman

Julie Kieslowski et Amadeus Forman : donc on dira : Juliette Binoche (Julie, qui a perdu son mari compositeur et sa fille dans un accident de voiture) dans Bleu et Tom Hulce (Mozart) dans Amadeus.

Très belle mise en image de la musique dans les 2 films. Autant Mozart mène une vie débridée avec un excès de bonne humeur, autant Julie sombre dans la déprime. Mais tous les deux sont dévorés par la passion pour la musique. Quand Saliéri rêve de voler la musique du génial Mozart, Julie termine le concerto que son mari avait commencé à composer avant l'accident.

D'accord, j'aime ton choix, Jaume, et je dirais couple mythique.

Valentine Kieslowski et Guillaume Annaud

Dans L'étrange histoire des 3 soeurs Kieslowski Jaume, tu as écrit :

D'après Thomas, sa tante Valentine avait eu beaucoup de chance en échappant au destin tragique de ses 2 soeurs : alors qu'elle avait failli mourir noyée lors d'un naufrage, elle avait enfin rencontré l'homme de sa vie parmi les survivants. Ils avaient été sauvés alors qu'ils auraient tout aussi bien pu perdre la vie, elle, lui, tous les deux. Détail amusant, ils habitaient le même immeuble. Guillaume Annaud, détective, venait de résoudre la fameuse affaire du manuscrit MS.777 d'Aristote. Souvenez-vous, ces prélats morts d'empoisonnement dans la bibliothèque du Vatican. Valentine, qui n'avait aucun goût particulier pour la musique, s'était passionnée pour la défense des droits de l'homme, participant à la création du Haut Commissariat des Nations Unis pour les réfugiés en 1951. Ses 2 soeurs disaient d'elle à tout propos T'es amoureuse ! ce qui la faisait rire.

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Irène Jacob dans Rouge de Krzysztof Kieslowski

Sean Connery et Christian Slater (le novice Adso de Merk) dans Le nom de la rose de Jean-Jacques Annaud

Valentine Kieslowski et Guillaume Annaud : c'est Irène Jacob (Valentine, qui fait la connaissance d'un vieux juge) dans Rouge et Sean Connery (le franciscain Guillaume de Baskerville, qui enquête sur le meurtre d'un moine) dans Le nom de la rose.

Alors là Jaume, je ne vois pas le rapport entre les 2 personnages. A moins que Valentine, mannequin, soit ockhamiste en s'intéressant personnellement au vieux juge ? La fraternité peut-être ? Quel rapport entre le naufrage du ferry et l'incendie du monastère ? Non là, vraiment, je ne vois pas. On ne peut pas dire qu'elle cherche la vérité comme Guillaume. Plutôt l'homme de sa vie, qui s'avère avoir été sous son nez : son voisin Auguste.

Véronique Kieslowski et David Antonioni

Dans L'étrange histoire des 3 soeurs Kieslowski Jaume, tu as écrit :

Thomas me disait que sa mère Véronique était musicienne avant d'écrire des livres. Elle avait donné de nombreux concerts dans sa jeunesse, en particulier en Pologne. Mais, à la suite de visions semble-t-il, elle avait abandonné une carrière prometteuse de soliste. Ensuite, elle s'était mariée avec David Antonioni. Malheureusement, quelques années plus tard, David avait été assassiné au cours d'un reportage en Algérie dans les années 1950. Il avait changé de nom, ignorant que son identité d'emprunt était celle d'une personne recherchée par le FLN. Au lieu d'être plus libre de ses mouvements, il était mort à la place de quelqu'un d'autre.

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Irène Jacob dans La double vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski

Jack Nicholson dans Profession reporter de Michelangelo Antonioni

Là encore, facile...

Véronique Kieslowski et David Antonioni : il s'agit de Irène Jacob (Véronique) dans La double vie de Véronique et Jack Nicholson (David Locke / Robertson) dans Profession reporter.

Ceci dit, je vois tout-à-fait le rapport entre les personnages : d'un côté, Véronique, professeur de chant, prend conscience de correspondances avec quelqu'un d'autre, Weronika soliste morte à Varsovie. De l'autre, David, reporter, usurpe l'identité d'un mort, Robertson, dont il ignore qu'il est trafiquant d'armes.

Cora Mann et James Gilliam

Dans Douze, de la dispersion Jaume, tu as écrit :

Quand je retourne dans mon passé en pensant à mes amis d'enfance, la bande des 12, on jouait à cache-cache-nuit à la Pointe de l'Est jusqu'aux 12 coups de minuit, sans souci des conséquences, l'un de nous comptait jusqu'à 12, c'est pas beaucoup, juste le temps de courir dans le champ de la ferme aux 11 cochons, si je me souviens bien, ou peut-être la ferme des 13 dindons, c'était juste après les foins, je me souviens, on se cachait dans les meules, pas dans la grange, non, il m'arrive de penser que la vie aurait été complètement différente s'il n'y avait pas eu ce terrible accident, différente comment ? je ne sais pas, évidemment, mais si c'était à refaire… c'est vrai quand j'y pense, comment savoir ce qu'il aurait fallu faire ou ne pas faire ? après c'est facile à dire, mais non, sur le coup ça ne marche pas comme ça, on ignore les conséquences de nos actes, dans l'instant on suit la logique du moment, on joue le jeu, on suit nos intuitions, on réagit à l'émotion, c'est comme ça, après on voudrait bien revenir en arrière, comprendre ce qui s'est passé, modifier, changer, on voudrait recommencer, si j'avais su j'aurais agi autrement, j'aurais fait un autre choix, mais quoi ? tout se mélange dans mes souvenirs, dispersion, je ne me souviens plus, trou de mémoire.

Rêve ou souvenirs, parfois je me dis que j'ai créé ce monde, qu'il n'existe que dans mon esprit, éclaté en multiples moments contradictoires, curieux mélange de séquences de films et de reconstructions de la mémoire, quand je retourne dans mon passé et que je repense à James Gilliam et à Cora Mann, j'entends cette musique obsédante d'Astor Piazzolla, et je me dis que Cora aurait pu mourir dans l'incendie si James ne l'avait pas tirée des flammes, asphyxiée par la fumée elle s'était évanouie dans la grange en feu, sans lui... et pourquoi lui, justement, cela m'a toujours étonné que James, de 12 ans plus âgé que moi, soit venu se joindre à nous ce jour-là, courant dans les bois, grimpant aux arbres, jouant comme s'il était redevenu un enfant, et heureusement, quand j'y pense, Cora serait morte s'il n'avait pas été là, précisément ce soir-là, le soir de l'incendie, que s'est-il passé ? je ne me rappelle plus, c'est loin tout ça, si c'était à refaire, je ne sais même pas ce qu'il aurait fallu faire ou ne pas faire pour éviter ce drame, nous étions douze et à présent que sont-ils devenus, cette fille d'émigrés russes sauvée par le grand James et tous les autres ? curieusement c'est le dernier des mots qui me vient à l'esprit, douze.

Attends, Jaume, dans ton texte tu évoques quelque part Le dernier des Mohicans ? Tu m'expliques ?

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Madeleine Stowe et Daniel Day-Lewis (Hawkeye) dans Le dernier des Mohicans de Michael Mann

Madeleine Stowe (Dr Railly) et Bruce Willis dans L'armée des douze singes de Terry Gilliam

Cora Mann et James Gilliam : il s'agit, à mon humble avis, de Madeleine Stowe (Cora Munro, sauvée par Nathaniel Poe dit Hawkeye) dans Le dernier des Mohicans et Bruce Willis (James Cole, qui retourne dans le passé pour comprendre ce qui s'est passé) dans L'armée des douze singes.

Quand James retourne dans le passé à la recherche d'un virus, afin que ses contemporains puisse fabriquer un vaccin qui sauvera le monde, Cora, dont l'officier anglais Duncan est amoureux, tombe dans les bras de son sauveur, Hawkeye. Une fois de plus tes rapprochements me semblent assez farfelus.

Mais tout de même l'ambiance... j'adore ton billet.

Vienna Ray et John Altman

Dans Du côté de mon cousin américain Jaume, tu as écrit :

Constance est la fille de Vienna Ray et John Altman. D'après les différents registres que j'ai pu consulter par Internet, Vienna était propriétaire d'un hôtel bar restaurant (Joan saloon), détruit par un incendie criminel l'année où elle a épousé John. Les journaux de l'époque relatent des événements graves mettant en cause la puissante compagnie minière Wild Montana Copper. Et John, attaqué par des tueurs qui ont disparu dans la nature (in the wild), s'en est sorti de justesse après un séjour à l'hôpital.

Ici, 2 personnages se superposent : Vienna et Constance, la fille qui aide John McCabe à monter un bordel de luxe. Troublant.

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Sterling Hayden (Johnny Logan) et Joan Crawford dans Johnny Guitare de Nicholas Ray

Warren Beatty dans John McCabe de Robert Altman

Vienna Ray et John Altman : il s'agit de Joan Crawford (Vienna, propriétaire du saloon perdu dans la campagne, victime de l'hostilité d'éleveurs remontés par Emma) dans Johnny Guitare et Warren Beatty (John McCabe, joueur de poker, propriétaire d'une mine et d'un bordel, qui se heurte aux intérêts d'une puissante compagnie minière) dans John McCabe.

Vienna est partagée entre le chef de bande Dancing Kid et son ancien amant Johnny Logan, dont elle est très amoureuse. Son saloon désert suscite la convoitise, car il est situé sur le tracé du futur chemin de fer. Comme les affaires de John McCabe attisent l'intérêt criminel d'une compagnie minière. Tout ça finira dans le feu.

Delphine Resnais et Michael Duras

Dans Amour, divorce et consolation Jaume, tu as écrit :

Autant Margot était intarissable, autant mon arrière-grand-père Michael Duras était peu loquace. C'était un gros bonhomme austère qui semblait perpétuellement absorbé par une méditation profonde, sombrant souvent dans un sommeil peuplé, peut-être, de rêves inaccessibles, de princesses à délivrer, d'amours impossibles, allez savoir. Aussi bien, ne faisait-il que ruminer ses affaires, cherchant le meilleur moyen de saisir une opportunité. Mais voyez-vous, je n'y crois pas : il ne faut pas oublier que Michael, autrefois, s'était fait fauché sa jeune épouse, par un bel officier de l'armée des Indes de passage à l'ambassade de France ! Et qu'il ne lui resta plus qu'à obtenir le divorce par contumace. Ou quelque chose dans le genre, je n'ai jamais su. De là à imaginer que, de ville en ville à son retour des Indes, il a créé des salles de cinéma pour oublier...

Ouiiii... j'aime. Malheureusement, Jaume, tu ne dis rien de Delphine Resnais.

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Delphine Seyrig (Anne-Marie Stretter) et Michael Lonsdale dans India song de Marguerite Duras

Delphine Seyrig dans L'année dernière à Marienbad de Alain Resnais

Delphine Resnais et Michael Duras : il s'agit de Delphine Seyrig (A, qui semble avoir oublié une ancienne histoire d'amour) dans L'année dernière à Marienbad et Michael Lonsdale (le vice-consul de Lahore en disgrâce à Calcutta) dans India song.

Alors Delphine Resnais : un homme tente de la convaincre qu'ils se sont aimés l'année dernière à Marienbad. Mais elle ne se souvient de rien. Alors que Michael se souvient très bien, lui, rejeté par la petite société bourgeoise autour d'Anne-Marie.

Barbara Truffaut et Roger Hitchcock

Dans Comme au cinéma Jaume, tu as écrit :

Barbara Truffaut était une femme extraordinairement combative. C'était une grand-mère très amoureuse de son défunt mari, Roger Hitchcock, qu'elle avait connu par hasard dans un train, alors qu'ils se trouvèrent embarqués l'un et l'autre dans une sombre histoire d'espionnage. Et malgré sa modestie quand Barbara évoquait l'affaire, il paraissait évident que son esprit d'initiative et sa volonté farouche avaient été déterminants quant à l'issue du drame : pris dans la toile d'araignée d'un complot meurtrier, Roger s'en était sorti grâce à la présence d'esprit et à la détermination de Barbara. Curieusement, elle parlait parfois de son patron dont elle aurait été la secrétaire. Avec le recul, je me rends compte à quel point cette histoire évoquée à plusieurs reprises n'avait ni queue ni tête, et comment il me serait difficile d'en parler autrement qu'en l'évoquant. Et pourtant, lorsqu'elle me racontait avec jubilation cette aventure initiale (à l'origine de toute sa vie, sa vraie vie), j'étais rivé à ses lèvres, scotché comme au cinéma à l'écran.

Ni queue ni tête, tu l'as dit, Jaume. Remarque, j'apprécie tes superpositions de personnages et manifestement tu as un faible pour Barbara.

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Fanny Ardent dans Vivement dimanche de François Truffaut

Carry Grant dans Mort aux trousses de Alfred Hitchcock

Barbara Truffaut et Roger Hitchcock : il s'agit de Fanny Ardent (Barbara Becker, la secrétaire amoureuse de Julien Vercel (Jean-Louis Trintignant) en fuite, qui mène l'enquête pour l'innocenter) dans Vivement dimanche et Carry Grant (Roger Thornhill, embarqué malgré lui dans une histoire d'espionnage et d'amour, évidemment) dans Mort aux trousses.

Dans les deux films au scénario fort embrouillé, mais Vivement c'est le pompon, Barbara et Roger courent dans tous les sens, l'une pour innocenter son patron qu'elle adore, l'autre pour s'en sortir lui-même avec Eve (si, si) rencontrée dans un train. Chacun des 2 personnages nous entraînent dans une folle aventure, captivante et pleine d'humour. Alors là, Jaume, j'applaudis à ton couple mythique, qui va faire des étincelles, j'en suis sure.

Généalogies cinéphiles

Ecoute Jaume, après tout, tes histoires improbables sont peut-être le début de quelque chose. Enfin, je suppose toujours qu'il s'agit d'un jeu. Mais on aimerait en savoir plus. Surtout dans tes généalogies cinéphiles (je tente de combler les lacunes un peu plus loin : alors là c'est carrément maigrichon. Même pas un début de scénario. Trop de personnages de cinéma et de couples sont à peine évoqués quand d'autres restent dans l'ombre : Mabel Cassavetes et Damiel Wenders, Nagiko Greenaway, Estelle Schroeder et Bengt Bergman, Catherine Truffaut, Rachel Scott et Rick Curtiz et Vivian Hawks, et bien d'autres encore.

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Bruno Ganz (Damiel) et Solveig Dommartin (Marion) dans Les ailes du désir de Wim Wenders

Les histoires de tes personnages, créés de toutes pièces, je tiens à le rappeler, restent à être imaginées et évoquées. La recherche généalogique est un art difficile qui demande beaucoup de patience !... De plus, la généalogie ne raconte pas grand chose de la vie des gens. Bon, là je plaisante, Jaume.

Passant à la suite, je continue à démasquer tes couples, célibataires et enfants.

Max Bergman

Cité dans Familles recomposées .

Max von Sidow (le chevalier Antonius Block, tu sais, celui qui veut savoir...) dans Le Septième sceau.

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La mort (Bengt Ekerot) joue aux échecs avec le chevalier Antonius Block (Max von Sidow) dans Le Septième sceau d'Ingmar Bergman.

Maria Brooks et Pike Peckinpah puis Robert Eastwood

Cité dans Familles recomposées .

Avant Robert Eastwood, Maria Brooks a été mariée avec Pike Peckinpah.

Et je dirais : Claudia Cardinale (Maria) dans Les professionnels et William Holden (Pike Bishop) dans La horde sauvage. Ensuite, Claudia Cardinale (Maria) et Clint Eastwood (Robert Kincaid, le photographe qui tombe amoureux de Francesca (jouée par Meryl Streep)) dans Sur la route de Madison.

Maria a été enlevée de son plein gré par le bandit mexicain Jesus Raza, qui lutte pour la liberté et avec qui elle fait la révolution. Pike, avec son idée de la liberté, attaque la compagnie de chemin de fer.

Maria et Pike pour la bagarre, les personnages épris de liberté. Explosif, ils divorcent, normal. Quant à Maria et Robert ? Tu m'expliques, Jaume ?

Babe Capra et Olivier Rivette

Cité dans Familles recomposées .

Comme tu ne dis rien, Jaume, je tente ma chance : Jean Arthur (Babe Bennett, la journaliste) dans L'extravagant Mr Deed et Barbet Schroeder (Olivier) dans Céline et Julie vont en bateau.

Pour Capra, pour Rivette. Générosité, simplicité, naïveté des personnages.

Mary Capra et Robin Curtiz

Cités dans Trop c'est trop .

Pour Robin au moins, c'est facile : Donna Reed (Mary) dans La vie est belle et Errol Flynn (Robin) dans Les aventures de Robin des bois.

Ici, je dirais : pour la générosité.

Mabel Cassavetes et Peter Wenders

Cités dans Famille retrouvée, éh éh éh .

Alors là, Mabel, c'est trop facile : fragile et sensible, Mabel n'est pas cinglée, elle est différente, comme dit son mari Nick. Il s'agit bien évidemment de Gena Rowlands (Mabel) dans Une femme sous influence et Peter Falk (lui-même, acteur sur un tournage) dans Les Ailes du désir.

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Gena Rowlands et Peter Falk dans Une femme sous influence de John Cassavetes

J'approuve à 100% pour la géniale Gena Rowlands, Mabel sous l'influence de son mari, Nick (génial Peter Falk). Le secours que Nick ne peut apporter à son épouse, c'est l'ex-ange Peter qui l'apportera à Damiel (génial Bruno Ganz). Très très bon choix pour ce couple, Jaume : je vote mythique.

Bernadette Chabrol

Cité dans Familles recomposées .

Peut-être Bernadette Lafont (Hélène Mons, ancien amour de l'inspecteur Lavardin) dans Inspecteur Lavardin.

Ilsa Curtiz et Gunnar Bergman

Cités dans Trop c'est trop .

Là encore, Jaume... Ilsa, Curtiz, il s'agit de Ingrid Bergman (Ilsa Lund) dans Casablanca et Gunnar Björnstrand (l'écuyer Jöns, de retour des croisades, qui accompagne le chevalier Antonius Block) dans Le Septième sceau.

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Ingrid Bergman dans Casablanca de Michael Curtiz

Ilsa et Jöns accompagnent l'un et l'autre quelqu'un qui fuit la guerre, c'est ça le truc, Jaume ?

Audrey Demme et Pierre Resnais

Dans Familles recomposées j'ai repéré ces 2 personnages sur l'une de tes cartes généalogiques, Jaume. Tu n'en parles pas, mais je me suis dit ce pourrait être Melanie Griffith (Audrey) dans Dangereuse sous tous rapports et Pierre Arditi dans Smoking / No smoking.

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Melanie Griffith dans Dangereuse sous tous rapports de Jonathan Demme

Melanie Griffith et le côté sauvage du personnage, miammmm... et Pierre Arditi, pour les métamorphoses du personnage, les possibilités du jeu de la vie.

Qu'en penses-tu Jaume ?

Sabine Resnais et Jean Chabrol puis Jean-Louis Rohmer

Cité dans Familles recomposées .

Voilà ce que j'ai trouvé pour ces trois là : Sabine Azéma dans Smoking / No smoking mariée (je parle des personnages, bien sûr) avec Jean Poiret (l'inspecteur Lavardin) dans Poulet au vinaigre, puis avec Jean-Louis Trintignant (le narrateur) dans Ma nuit chez Maud. Mais Jaume, je ne vois absolument pas le rapport entre ces personnages. Désolé, Jaume.

Francesca Eastwood et Giorgio Resnais

Cité dans Familles recomposées .

Meryl Streep (Francesca) dans Sur la route de Madison et Giorgio Albertazzi (X) dans L'année dernière à Marienbad.

Est-ce pour le rêve, l'atmosphère ?

Jim et John Eastwood

Cités dans Requiem de Mozart .

Dans le même film, c'est Kevin Spacey (Jim Williams, "nouveau riche", comme il dit, qui donne une réception et se retrouve accusé de meurtre) et John Cusack (John Kelso, journaliste venu couvrir l'événement) dans Minuit dans le jardin du bien et du mal.

Qu'y a-t-il derrière la peinture, quelle autre réalité au-delà des apparences ? Jim a-t-il tué Billy par accident, en légitime défense ou l'a-t-il assassiné ? Avec John nous restons sans réponse, fascinés par la mise en scène du mensonge et par des personnages extravagants, Lady Chablis en particulier.

Laura Eastwood

Cité dans Familles recomposées .

Pas évident. Ne serait-ce pas Sondra Locke (Laura Lee, la jeune fille sauvée par Josey Wales, avec sa grand-mère et 2 indiens) dans Josey Wales, hors-la-loi ?

Maggie Eastwood et Jack Forman

Cité dans Familles recomposées .

Facile, Jaume : Hilary Swank (Maggie Fitzgerald, la fille qui voulait devenir championne de boxe) dans Million dollar baby et Jack Nicholson (McMurphy, qui sème la révolte dans un hôpital psychiatrique) dans Vol au-dessus d'un nid de coucou.

Je dirais : une combativité extraordinaire pour ces 2 personnages qui finissent KO.

Robert Eastwood et Jane Antonioni puis Maria Brooks

Cités dans Requiem de Mozart .

Clint Eastwood (Robert Kincaid, photographe) dans Sur la route de Madison avec Vanessa Redgrave (Jane) dans Blow-up, puis Clint / Robert avec Claudia Cardinale (Maria) dans Les professionnels.

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Meryl Streep (Francesca) et Clint Eastwood dans Sur la route de Madison de Clint Eastwood

En fait, comme on peut le constater, le film s'appelle Les ponts de Madison.

Drôle de trio, Jaume. Je dirais choix intéressant pour Claudia Cardinale, évidemment, et son personnage débordant de vitalité ; pour le génial Clint Eastwood, acteur, réalisateur ; pour Antonioni. Et pour ce qui peut bien relier les 3 films à travers les personnages et que je ne vois absolument pas. La photo pour Robert et Jane. Mais Maria, là-dedans ?

Angela Forman

Cité dans L'étrange histoire des 3 soeurs Kieslowski .

Il s'agit de Anna Breejchova (Angela, jeune ouvrière qui passe une nuit avec un pianiste, part le retrouver à Prague, revient dans son usine) dans Les amours d'une blonde.

Pour moi, Jaume, Miloŝ Forman (Les amours d'une blonde, Au feu les pompiers), c'est le jeune cinéma tchèque des années 1960, avec Vera Chytilovà (Les petites marguerites), Vojtech Jasny (Un jour un chat), Ivan Passer.

Nagiko Greenaway et Damiel Wenders

Cités dans Famille retrouvée, éh éh éh .

Là encore, Jaume, les possibilités sont réduites : Vivian Wu (Nagiko) dans The Pillow book et Bruno Ganz (Damiel) dans Les Ailes du désir.

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Bruno Ganz dans Les Ailes du désir de Wim Wenders

Pour une étrange passion amoureuse, pour la créativité de Peter Greenaway (parfait mélange) et le pouvoir de rêve des films de Wim Wenders, pour la beauté des images, la musique...

Qu'en penses-tu Jaume ?

Feathers Hawks et Ned Eastwood

Cité dans Familles recomposées .

Feathers, Ned, ce ne peut-être que Angie Dickinson (Feathers, la danseuse amoureuse du shérif John T Chance) dans Rio Bravo et Morgan Freeman (Ned, le noir qui participe à la traque des cow-boys ayant défiguré une prostituée) dans Impitoyable.

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Ricky Nelson (Colorado) et Angie Dickinson dans Rio Bravo de Howard Hawks

Comme tu ne dis rien Jaume, je dirais : pour Howard Hawks, pour Rio Bravo, pour Stumpy, Colorado... et Clint, évidemment.

Lucy Ivory et John Weir

Cité dans Familles recomposées .

Bien sûr, il s'agit de Helen Bonham Carter (Lucy Honeychurch, sous la surveillance de son chaperon (incroyable Maggie Smith) dans Chambre avec vue et Robin Williams (John Keating, passionnant prof de littérature) dans Le cercle des poètes disparus.

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Maggie Smith (Charlotte Bartlet, la tante) et Helen Bonham Carter dans Chambre avec vue de James Ivory

Pour l'anticonformisme, la liberté de penser et de vivre à son idée, n'est-ce pas Jaume ? Lucy tombe amoureuse à Florence de George Emerson, libre penseur, mais, prisonnière de son milieu elle doit se résoudre à épouser un autre homme. De son côté, John stimule ses élèves pour qu'ils pensent par eux-mêmes, au-delà des codes de leur classe sociale.

Kurt Lucas

Cités dans Famille retrouvée, éh éh éh .

Bien sûr, il s'agit de Richard Dreyfuss (Kurt, jeune étudiant) dans American Graffiti.

C'est la fin des vacances dans une petite ville et le moment des séparations. Kurt, va poursuivre ses études dans une autre ville, d'autres suivront un chemin différent. Juste avant la guerre du Viêt-Nam, une nuit entre jeunes, comme si c'était la dernière.

Leia Lucas et Tom Wenders

Cités dans Famille retrouvée, éh éh éh .

La princesse Leia c'est Carrie Fisher (Leia Organa, à la tête des rebelles) dans La guerre des étoiles et Denis Hopper (Tom Ripley,) dans L'ami américain.

Tandis que la princesse Leia Organa mène la révolte dans l'empire galactique, Tom Ripley, l'ami américain, vient en aide à Jonathan, lequel est manipulé. Pour La guerre des étoiles et Wim Wenders.

Laura Lynch et Thomas Antonioni

Cité dans L'étrange histoire des 3 soeurs Kieslowski .

Il s'agit bien sûr de Sheryl Lee (Laura Palmer) dans Twin peaks (la série TV, bien sûr) et David Hemming (Thomas, le photographe de mode à Londres) dans Blow-up.

Et là, excellent choix, Jaume. Pour moi, couple mythique : Thomas cherche à découvrir la vérité au-delà des apparences, comme, grâce à Dale Cooper, on découvre que Laura Palmer n'était pas celle que l'on croyait. Elle a bien caché son jeu.

Duke Peckinpah

Cité dans Familles recomposées .

Je dirais Robert Ryan (Duke Thornton) dans La horde sauvage.

Duke, ancien de la bande de Pike, est maintenant payé par la compagnie du chemin de fer et poursuit Pike et sa horde. D'une part on pense à Pat Garrett et Billy the kid, extrême violence en plus. D'autre part, de massacre en massacre on se demande qui est le plus sauvage.

Ah !... Peckinpah.

William Penn

Cités dans Trop c'est trop .

William, Billy... Il s'agit de Paul Newman (William Bonney, dit Billy le Kid) dans Le gaucher.

Selon Arthur Penn, à partir d'un fort sentiment d'injustice, un enchaînement tragique pour un gars qui n'était pas un assassin au départ Mais bon, la vengeance est le thème récurant d'un paquet de westerns.

Estelle Schroeder et Bengt Bergman

Cités dans Trop c'est trop .

Trop facile, Jaume : Mimsy Farmer (Estelle) dans More et Bengt Ekerot (la Mort) dans Le septième sceau.

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Bengt Ekerot et Max von Sydow (le chevalier) dans Le septième sceau d'ingmar Bergman

Mimsy Farmer dans More de Barbet Schroeder

Le chevalier joue aux échecs avec la mort. Estelle se drogue à l'héroïne et finit par y passer.

Le jeu de la vie avec la mort, Jaume, évidemment. Et finalement, l'échec.

Judy Ray et Batty Scott

Cités dans Trop c'est trop .

Pour Batty c'est facile. Judy, je dirais Nathalie Wood (Judy, avec Jim et Platon, un trio d'amis loin du monde des adultes) dans La fureur de vivre de Nicholas Ray et Rutger Hauer (Batty, chef des répliquants, à la recherche de celui qui les a fabriqués, afin de prolonger leur vie au-delà de 5 ans) dans Blade Runner de Ridley Scott.

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Rutger Hauer dans Blade Runner de Ridley Scott

Tu les as peut-être choisis, Jaume, pour la fureur de vivre de Judy et Batty.

Camille Rivette et Gaspard Rohmer

Cité dans Familles recomposées .

Jeanne Balibar (Camille, comédienne) dans Va savoir et Melvil Poupaud (Gaspard, partagé entre 3 filles) dans Conte d'été.

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Jeanne Balibar dans Va savoir de Jacques Rivette

Melvil Poupaud dans Conte d'été d'Eric Rohmer

Pour l'amour en point d'interrogation, les valses hésitation, le bonheur de personnages en apesanteur. J'adore.

Céline Rivette et Djamel Klapish

Cités dans Famille retrouvée, éh éh éh .

Pour Céline, facile, c'est Juliet Berto (Céline, prestidigitatrice) dans Céline et Julie vont en bateau et Zinedine Soualem (Djamel, qui aide Chloé à retrouver son chat dans un quartier de Paris) dans Chacun cherche son chat.

Pour la gentillesse, je suppose, Jaume, le côté chaleureux et le ton décalé des 2 films. Pour la magie. Céline, prestidigitatrice, raconte des histoires pleines de mystère, que Julie, bibliothécaire, finit par croire, et les voilà parties à l'aventure du rêve.

Jeanne Rivette et Jack Weir

Cité dans Familles recomposées .

Sandrine Bonnaire (Jeanne) dans Jeanne la pucelle et Russell Crowe (le capitaine Jack Aubrey) dans Master and commander.

De mon point de vue, c'est un couple de combattants persévérants (entêtés ?). J'aime bien les acteurs. Mythique, pas mythique, qu'en penses-tu, Jaume ?

Haydée Rohmer

Cité dans Familles recomposées .

Il n'y en a qu'une, c'est Haydée Politoff (Haydée, fille libre qui collectionne les garçons) dans La collectionneuse.

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Haydée Politoff et Patrick Bauchau (Adrien) dans La collectionneuse d'Eric Rohmer

En vacances dans une villa à St Tropez, en même temps que 2 garçons. Pendant qu'ils causent (ils sont intarissables, c'est Rohmer), elle vit sa vie très librement, faisant l'amour avec qui elle veut (le film est sorti 2 ans avant 1968, en France on est encore bien coincés : il y a qu'à voir le narrateur (Jean-Louis Trintignant) dans Ma nuit chez Maud, sorti en 1969).

Maud, Marion et Margot Rohmer

Cité dans Familles recomposées .

Jaume, ça paraît simple, je me lance : Françoise Fabian (Maud, divorcée, libre-penseur) dans Ma nuit chez Maud, Arielle Dombasle (Marion, la cousine de Pauline, amoureuse de Henri) dans Pauline à la plage, Amanda Langlet (Margot, étudiante en ethnologie et serveuse pendant l’été) dans Conte d'été.

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Jean-Louis Trintignant (le narrateur) et Françoise Fabian dans Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer

Margot, devient l'amie et confidente de Gaspard, le pousse dans les bras de Solène, mais Gaspard n'arrive pas à se décider entre 3 filles, Léna, Solène et Margot. Maud se moque de la morale catho du narrateur (joué par Jean-Louis Trintignant) et tente de le provoquer pour qu'il vacille dans ses croyances et pour qu'il vienne dans son lit. Quant à Marion ? l'amour rend aveugle, bon d'accord, mais à part ça ?

Ellen Scott

Cités dans Trop c'est trop .

C'est Sigourney Weaver (Ripley, seule survivante du Nostromo) dans Alien, le huitième passager.

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Sigourney Weaver dans Alien de Ridley Scott

Excellent choix, Jaume. Pour Ridley Scott, pour Sigourney Weaver, pour le film, voici une image. Bon c'est pas terrible. Il vaut mieux aller voir le film au cinéma ou à la télé que regarder une vidéo sur Internet.

Pris Scott et Jack Penn

Cités dans Trop c'est trop .

Facile, Jaume, c'est Daryl Hannah (Pris, la répliquante acrobate) dans Blade Runner et Dustin Hoffman (Jack Crabb), dans Little big man.

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Dustin Hoffman dans Little big man d'Arthur Penn

Daryl Hannah dans Blade Runner de Ridley Scott

Pour la vie agitée des 2 personnages, qui n'hésitent pas à mettre leur vie en danger. Et les acteurs, je suppose.

Rachel Scott et Rick Curtiz

Cités dans Trop c'est trop .

Bien évidemment c'est Sean Young (Rachel, la répliquante perfectionnée) dans Blade Runner et Humphrey Bogart (Rick Blaine, propriétaire du cabaret) dans Casablanca.

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Sean Young dans Blade Runner de Ridley Scott

Rick, ancien amant d'Ilsa, la voit réapparaître dans sa vie, mais elle ne fait que passer. Il finit par l'aider à fuir, avec son mari pourchassé par les nazis.

Encore une histoire d'amour impossible, n'est-ce pas Jaume ? Rick amoureux d'Ilsa qui a épousé un autre homme et Rachel amoureuse de Deckard, le détective tueur de répliquants.

Rachel et Rick ? Oui, ça se tient : pour l'ambiance des 2 films. Mais pas seulement, Rick me paraît aussi désinvolte que Deckard, avant qu'ils se laissent attendrir l'un et l'autre.

Erin Soderbergh et Henri Brooks

Cité dans Familles recomposées .

Il ne peut s'agir que de Julia Roberts (Erin, qui mène l'enquête) dans Erin Brockovich et Lee Marvin (Henri Rico Fardan) dans Les professionnels.

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Julia Roberts dans Erin Brockovich de Steven Soderbergh

Lee Marvin dans Les professionnels de Richard Brooks

Erin, embauchée par un cabinet d'avocats, mène l'enquête sur un cas d'empoisonnement auquel est mêlée une compagnie de distribution d'eau. Avec ses acolytes, Henri est à la recherche de Maria enlevée par le bandit mexicain Jesus Raza (génial Jack Palance).

Jaume, je suppose que tu as choisi des personnages énergiques, qui luttent pour une cause juste. Tu as flashé sur Julia Roberts ? Moi je serais plutôt attirée par Lee Marvin et Yul Brinner (Les sept mercenaires), jeunes, je précise, la force tranquille.

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Catherine Truffaut et Jefferson Boetticher

Cités dans Le paradis ? c'est quoi cette connerie .

Catherine c'est Jeanne Moreau (Catherine, amoureuse de Jules et Jim) dans Jules et Jim et Randolph Scott (Jefferson Cody, à la recherche de sa femme prisonnière dans le désert, sauve une autre femme) dans Comanche station.

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Jeanne Moreau, avec Oscar Werner (Jules) et Henri Serre (Jim), dans Jules et Jim de François Truffaut

Nancy Gates (Mrs Loew) et Randolph Scott dans Comanche station de Budd Boetticher

Pour 2 histoires d'amour fou, n'est-ce pas Jaume, l'amour, tu vois ce que je veux dire ?

Todd Weir

Cité dans Familles recomposées .

Il s'agit probablement de Ethan Hawke (Todd Anderson, l'un des élèves) dans Le cercle des poètes disparus.

Dans un établissement austère arrive un nouveau prof de littérature qui réveille ses élèves en stimulant leur curiosité, leur créativité. Mais ce n'est pas du tout du goût de certains parents, bourgeois coincés dans leur approche étroite de la vie.

Bruno Wenders

Cités dans Famille retrouvée, éh éh éh .

Pour moi, c'est Rüdiger Vogler (Bruno, projectionniste ambulant qui erre avec son camion à travers l'Allemagne) dans Au fil du temps.

Ah, Wim Wenders... Alice dans les villes, Faux mouvement, Au fil du temps. En longues séquences, il montre l'errance de personnages à la recherche d'une identité, après le traumatisme de l'Allemagne nazie. Mais quelle idée de tourner en noir et blanc jusqu'en 1975 ?

Marion et Hunter Wenders

Cités dans Famille retrouvée, éh éh éh .

Bien sûr, il s'agit de Solveig Dommartin (Marion, jeune trapéziste dont l'ange Damiel tombe amoureux) dans Les ailes du désir et Hunter Carson (Hunter le fils de Travis et Jane, élevé par son oncle et sa femme, en l'absence de sa mère) dans Paris Texas.

Voici une vraie image de film. Bon, on ne voit pas trop les personnages. Mais on imagine...

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Hunter et Travis dans le visage de Jane, Paris Texas de Wim Wenders

Tout cela est bien mystérieux

Finalement, je me rends compte que je me suis prise à ton jeu, Jaume.

Est-ce le début de quelque chose ? Peut-être. Pas toi et moi, je veux dire ton jeu cinéma, ta grande famille. Mais voilà, c'est fini. Et, comme au cinéma, on reste sur sa faim, on voudrait que ça continue. Ces personnages sortis de films, on aimerait bien en savoir plus, les voir vivre une nouvelle aventure. Il faudrait au moins évoquer un début d'histoire. Ce jeu cinéma, tu l'as à peine ébauché, Jaume, il faudrait continuer à créer de nouvelles ambiances, raconter des histoires, écrire...

Alors, peut-être aurais-je le plaisir de te lire et de t'asticoter encore...

Ou bien quelqu'un d'autre aura envie d'écrire autre chose, allez savoir.

En créant ces couples improbables, tirés de personnages de films, tu as dû bien t'amuser. Rapprocher 2 personnages de films différents, leur imaginer une nouvelle vie. Mais Jaume, je te cite : Avec le recul, je me rends compte à quel point cette histoire évoquée à plusieurs reprises n'avait ni queue ni tête, et comment il me serait difficile d'en parler autrement qu'en l'évoquant.

Alors, peut-être à plus tard... Jaume.

En tout cas, ta famille cinéma pour de vrai, je n'y crois pas une minute.