Gardiens du jardin d'enfance, nous sommes. Ipodanlo à l'Ouest, je suis le monstre de la Paresse.

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Prune, stop ! Mon garçon, au train où tu vas, ça finira mal : crise financière et cardiaque, apoplexie neuronale dégénérative, syndrome du trou d'énergie négative, chômage technique par accumulation de stress post traumatique, dans le meilleur des cas. Prune, il faut te ressaisir et prendre la vie du bon côté.

Pour commencer, tu arrêtes ! Toujours quelque chose à faire, un problème à résoudre, réfléchir, construire, organiser, réparer... Amnésie totale, tu ne te souviens de rien. Là tout de suite, tu tombes en stupeur bêtasse. Il fait bon, il fait beau, la vie est belle, tout va bien, on respire l'air printanier chargé d'odeurs enivrantes, on entend le bruit du vent dans les branches et le son des abeilles butineuses (si, si, souviens-toi, dans ton enfance, du bon miel de grand-mère).

Bien, Prune, continue de te détendre. Laisse courir le monde à sa perte. Oublie la rumeur infernale de la Bourse en délire. Ignore le vacarme des bombes et les hurlements. Ecoute cette musique enchanteresse qui berce ton esprit apaisé. Tu flottes entre deux rêves éveillés, dans un édredon de tendresse mollassonne. Laisse venir les idées polissonnes pour plus tard. Et jouis de cet instant suspendu, où le temps n'est plus qu'un pâle souvenir d'horloge détraquée indiquant pour toujours la même heure langoureuse.

A suivre...