Aller seul, seule, au bout de sa présence, même si elle est invisible dans le bruit du monde.

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... je me dis : peut-être que cet homme, cette femme, fait ces gestes par un devoir supérieur, que s’il, elle, ne les faisait pas, à heures fixes, à certains jours, dans certains lieux, le monde cesserait de rouler sur lui-même, et les saisons de battre, ou la lune de passer, ou les bêtes sauvages d’équilibrer le silence et les bruits, ou toute autre chose d’impérieux et de vital pour nous tous, et que cela, nous l’ignorons, tandis que lui, elle, danse maladroitement les gestes dans le bruit de fond de la musique stupide, du clown impeccable et efficace, des rires gras et de l’attente vague...

A lire sur Arnaud Maïsetti - Carnets.